La mort d’un rêve

Je suis professeur titulaire de cette Faculté depuis 1980, ici j’ai obtenu mon diplôme en tant que diplômé et docteur. J’ai fait mon doctorat sous la direction de Jean-Michel Mermet (Claude Bernard Lyon 1) et un post-doctorant au Lawrence Berkeley Lab sous la direction de Richard Russo. Nous avons fondé le laboratoire de spectroscopie laser de l’école de chimie avec d’énormes sacrifices mais avec beaucoup d’enthousiasme. Nous disposons d’un laboratoire régional de référence en spectroscopie par an, diplômé de plusieurs médecins, diplômés et aujourd’hui nous travaillons dans des universités prestigieuses à travers le monde: UC Berkeley, USF Orlando, Baylor, etc. (USA) et en France, Portugal, Espagne, Brésil, Equateur, Colombie, Colombie, Chili, Argentine, Mexique, etc. c’est-à-dire exportateurs de talents. Bien sûr, quelques uns dans des entreprises et d’autres universités vénézuéliennes.
D’un groupe de chercheurs d’au moins huit médecins aujourd’hui, nous sommes trois, et bientôt seulement deux parce que je vais bientôt prendre ma retraite. Un groupe d’au moins 5 doctorants et environ 20 étudiants de premier cycle, il n’ y a aujourd’hui qu’un seul numéro qui ne dépasse pas les doigts de la main. Bien sûr, il n’ y a pas de bourses et nous ne pouvons pas garantir la réussite d’une thèse avec les standards de qualité auxquels nous sommes habitués.
Le dernier grand investissement dans les instruments date d’il y a 12 ans, avec un projet de la Loi Organique de Science et Technologie (LOCTI) qui nous a été accordé par la société TOTAL & Gas de Venezuela. Aujourd’hui, notre production scientifique meurt à des mesures qui endommagent l’équipement que nous ne pouvons pas réparer, des consommables comme les miroirs dichroïques ou les séparateurs de berme qui coûtent plus cher que le budget de recherche de notre faculté. Il meurt quand on se rend au réservoir de produits chimiques et qu’on se rend compte que des choses comme l’acide chlorhydrique, un litre de toluène, une simple bouteille d’hélium ou d’argon sont inestimables.
Que dire de l’instrumentation, comme la réparation d’un perdant argon, s’il faut environ 25 000 $, comme la modernisation des sources d’énergie laser du YAG qui sont des technologies des années 1990 avec des composants électroniques que l’on ne trouve que dans les musées… le panorama est sombre et il n’ y a pas de lumière au bout du tunnel, on n’entend que le bruit de la locomotive qui s’approche et qui menace de dévaster le peu qui reste.

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